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Au-Delà De Nos Désillusions: Chapitre 3. Nouvel an tout feu

Updated: Mar 24, 2021

« Jouissons pleinement de la vie pendant que nous y sommes, elle est si courte. » Proverbe latin (1757) ***

C'était la veille du nouvel an et depuis quelques années nous en profitions pour nous dépayser Gardy et moi loin de nos responsabilités parentales, des querelles de Louise et de Daniel, de la vie citadine et de toutes sortes de choses qui nous privaient de nos moments de tranquillité. Et surtout - il faut bien le redire - de nos responsabilités parentales. Nous n'avions pas de quoi nous inquiéter puisque nous savions nos perturbateurs d'enfants entre les mains bienveillantes de leur chère et tendre grann Marie.


Après un copieux dîner qui me laissait toutefois quelques mètres carrés de vide gastrique, nous abandonnâmes le restaurant de l'hôtel pour regagner notre chambre. J'en avais hâte. "Les chambres d'hôtel ne sont bonnes qu'à une chose." Aimait dire Gardy. Je rectifierais pour ce qui nous concernait : "Les chambres d'hôtel ne sont bonnes qu'à une chose, certes, mais aussi à rattraper le temps perdu."

Du temps, nous en avions perdu pendant deux longs mois, mon époux et moi. Entre la famille, la paroisse, le boulot nous étions souvent fatigués et peu disposés pour des parties de jambes en l'air au cours de cette fin d'année. Sans mentionner le fait que les enfants commençaient à trouver exaspérant nos séances de pratiques physiques. Ils nous avaient priés lors d'une table ronde effectuée quelques mois de cela de les espacer ou de les mettre en mode silence à défaut de ne pouvoir nous en passer. Tout cela sous prétexte que nous les dérangions la nuit.

Sitôt enfermés dans notre appartement, Gardy se rendit au mini bar nous servir un cocktail qui embraserait les plus infimes parties de nos corps. Il me tendit un verre que je pris volontiers. J'en bus une gorgée et le déposai quelques secondes plus tard. Pour mettre un peu d'ambiance, je tentais quelques déhanchements maladroits que je voulais être sensuels sous le regard amusé de mon époux. Ils s'assit sur le lit, son air diverti remplacé par un regard qui me dévorait. Et moi, dansant sur la musique qui se jouait dans ma petite tête de femme cinglée, je continuais à faire tout mon possible pour avoisiner la souplesse de Shakira et à faire mourir de jalousie Beyoncé. La nuit s'annonçait belle, sublime, longue et exaltante. Comme toutes celles de nos fins d'année depuis notre mariage. Nous allions à l'hôtel, sortions en boîte, mangions, buvions, et la nuit, de retour dans notre chambre d'hôtel, nos séances d'ébats se prolongeaient sur le nouvel an ; et quand sonnait minuit c'était entre plusieurs coups de hanche que nous échangions nos vœux pour l'année naissante.


Je gigotais encore lorsque Gardy se jeta sur moi et me débarrassa de mon habit d'une force surhumaine. Pendant un moment, je m'inquiétai que ma jolie robe noire en satin soit déchirée, mais la sensation de sa langue humide parcourant mon cou me fit oublier le morceau de tissu qui me couvrait quelques minutes plus tôt. D'une main que l'expérience des années avait rendue très adroite, je défis la boucle de sa ceinture et sa fermeture éclair. Je tâtonnai à peine une seconde avant d'atteindre l'arsenal convoité depuis bien trop longtemps. Sitôt saisi, le membre viril fut introduit en mon fort intérieur. J'entendis mon époux émettre un grognement de satisfaction. J'éteignis le regard afin de mieux savourer le moment. Dans sa cadence il laissait sa main me parcourir le corps. Moi, je l'entrelaçais de mes longues jambes et enfonçais, selon mon degré de tolérance au rythme, mes ongles dans ses épaules.


Nous multipliions les séances encore et encore... et encore, jusqu'à l'épuisement au petit matin.


_ Je crois que c'est pour de bon cette fois, tu es finalement parti avec. Je ne le sens plus, dis-je en indiquant d'un index persistant ma région pubienne, la mine vacillant entre la satisfaction et une pincée d'inquiétude.

Gardy éclata de rire.

_ Je n'aurais pas dû t'écouter quand tu me disais de continuer? Me demanda-t-il alors qu'il m'enlaçait par derrière.

_ Sois pas idiot, voyons. La question ne se pose pas.

J'étais debout en tenue d'Eve devant le miroir de la salle de bain à essayer de mettre un peu d'ordre à ma chevelure rebelle.

_ Tu es magnifique! Laissa-t-il échapper.

Je croisai son regard dans la glace et lui souris.

Il demeura derrière moi quelques instants en m'observant, mais son air admiratif avait vite fait place à un sérieux qui n'avait rien d'agréable.

_ Qu'y a-t-il, mon ange? Je l'interrogeai en abandonnant mes cheveux qui refusaient de se faire coiffer.

Pour toute réponse il m'obligea à lui faire face d'un mouvement brutal que je ne lui connaissais pas. Il palpa mon sein droit, puis mon sein gauche, puis le droit à nouveau. Il exécuta le même geste machinalement sans dire un mot, me relevant quelques fois les bras pour une meilleure accessibilité et une meilleure visibilité.

Mince ! Il l'a vue.

_ C'est la masse qui te dérange? Lui demandai-je en tâtant mon sein droit d'un air serein. Je la sens depuis quelques temps. Cela me gêne un peu mais rien de bien grave.

_ Tu l'as depuis combien de temps?

_ Je ne sais pas trop, mentis-je.

_ Comment j'ai pu ne pas la remarquer?Disait-il pour lui-même.

L'effet de l'alcool, mon chéri.

_ Finis de te préparer, Theresa. Il faut qu'on rentre.

Quand Gardy m'appelait par mon prénom cela signifiait qu'il était en colère contre moi ou que quelque chose le bouleversait. Et, je n'avais pas besoin d'être devin pour savoir laquelle des deux options était la bonne.

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